
Le coup d'envoi de la vaccination du public contre le virus A(H1N1) de la grippe pandémique vient d'être donné et la grippe se répand maintenant comme une traînée de poudre dans notre pays. (A ce jour, plus d'un million et demi de Français l'ont déjà contractée).
Faut-il avoir peur de celle-ci ? Quel est l'intérêt de la vaccination gratuite et non obligatoire contre cette fameuse et désormais célèbre grippe AH1N1 ?
Toutes les réponses à vos questions.
Il ne s’agit pas des mêmes virus et le danger potentiel entraîné par une infection est différent.
En effet, bien qu’au départ les symptômes soient similaires (début brutal, fièvre s’élevant rapidement, fatigue, douleurs dans les muscles), le risque de complications est plus élevé pour la grippe pandémique et avec un risque augmenté :
Une étude réalisée aux Etats-Unis a montré que les femmes enceintes ont 13 fois plus de risque de décéder d’une grippe pandémique.
Enfin, nul ne sait ce que nous réserve l’avenir et l’étude des pandémies du passé (qui se sont toutes développées selon des schémas différents) incite à la plus grande prudence et de nouvelles vagues encore plus dangereuses ne sont pas du tout exclues après la première qui frappe en ce moment le pays.
Dès que vous recevrez votre bon de vaccination, car un délai de 2 à 3 semaines est nécessaire pour que l’organisme fabrique suffisamment d’anticorps protecteurs contre le virus de la grippe.
Rappelons à ce sujet que les autorités ont établi une liste de priorités : nourrissons de 6 à 23 mois avec facteurs de risque, femmes enceintes (à partir du 2ème trimestre), entourage de nourrissons de moins de 6 mois (la vaccination antigrippale n’est possible qu’à partir d’un âge de 6 mois), sujets de 2 à 64 ans présentant un ou plusieurs facteurs de risque, sujets porteurs du VIH, nourrissons de 6 à 23 mois sans facteur de risque, plus de 65 ans avec facteurs de risque, 2 - 18 ans sans facteur de risque ...
Selon les plans du gouvernement, toute la population française se verra proposer la vaccination contre la grippe pandémique d’ici la fin de l’année.
Oui.
Ils sont d’ailleurs fabriqués et contrôlés par les mêmes laboratoires qui fabriquent chaque année, et depuis de nombreuses années (plusieurs dizaines d’années pour certains) les vaccins de la grippe saisonnière, mis à disposition fin septembre début octobre et qui ont fait très largement leurs preuves.
En France, il s’agit de vaccins tués.
Les adjuvants incorporés dans certains vaccins antigrippe sont utilisés depuis plusieurs années dans d’autres types de vaccins.
Un adjuvant permet :
Dans un souci de prudence optimale.
Pour la même raison, ils seront aussi utilisés chez certaines personnes immunodéprimées : transplantées, patients souffrant de maladies auto-immunes graves...
Pas plus que ceux du vaccin annuel contre la grippe saisonnière. Il s’agit majoritairement d’une douleur transitoire au point d’injection ainsi que d’une fièvre modérée ne durant pas plus de 2 jours.
Ces vaccins font l’objet d’une surveillance en temps réel des autorités de santé.
L’Afssaps publie régulièrement un bulletin à ce sujet. Bulletin n°2 du 13/11/2009
Là encore, pas plus que dans le cas de la vaccination contre la grippe saisonnière.
Le syndrome de Guillain-Barré correspond à une altération du fonctionnement de certains nerfs, pouvant se traduire par des fourmillements ou des paralysies pouvant avoir des conséquences graves.
Il faut savoir que le syndrome de Guillain-Barré :
Pour plus d'infos : www.stopalagrippe.fr
* Plus de 1,5 millions de Français ont déjà contracté la grippe pandémique depuis le début.
** Les capacités de fabrication d’antigène sont limitées, comme dans n’importe quel type de fabrication industrielle.