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Le tabagisme est une véritable maladie chronique et il existe une authentique dépendance tabagique, au même titre que la dépendance induite par d’autres substances, comme l’alcool et les diverses drogues.
La nicotine est en grande partie responsable de la dépendance par son action très rapide sur les cellules cérébrales.
En revanche, les effets du tabac sur la santé sont dus, quant à eux, aux plus de 4 000 composants présents dans la fumée, aux premiers rangs desquels les carcinogènes (qui induisent des cancers) et le monoxyde de carbone.
L’impact du tabagisme sur la santé est considérable. En effet, celui-ci est à l’origine de 1 décès sur 9 dans notre pays. Responsable d’environ 66 000 décès annuels prématurés (33% chez les hommes et 9% des femmes de la tranche d’âge 35 - 69 ans), le tabac représente la première cause de mortalité évitable. Globalement, 1 fumeur sur 2 décède d’une pathologie liée à son tabagisme.
Le tabac est responsable de nombreux cancers : broncho-pulmonaires, ORL (bouche, larynx, pharynx...), vessie, col de l’utérus, rein, pancréas, estomac, foie, sein, leucémies... Il représente également l’un des tout premiers facteurs de risque des maladies cardiovasculaires : infarctus du myocarde, angine de poitrine (angor), mort subite, insuffisance cardiaque, accident vasculaire cérébral, artériopathie des membres inférieurs, thrombophlébite... Enfin, le tabagisme est responsable dans plus de 80% des cas de la redoutable BPCO, ou broncho-pneumopathie chronique obstructive qui cause environ 15 000 morts chaque année en France.
Il existe à tout âge un bénéfice prouvé à l’arrêt du tabac. Après 3 mois d’arrêt, fatigue et toux diminuent, le souffle s’améliore. A 1 an, le risque d’infarctus baisse de moitié, à 5 ans celui du cancer du poumon est divisé par 2. 10 à 15 ans après l’arrêt d’un tabagisme, l’espérance de vie de l’ex fumeur devient similaire à celle de ceux n’ayant jamais fumé.
Ceux-ci sont importants, car en leur absence, le maintien d’un sevrage tabagique est faible, seulement de l’ordre de 5% à 6 – 12 mois. La majorité des rechutes survient dans les 8 premiers jours de l’arrêt. Les substituts nicotiniques, permettent de supprimer les symptômes de manque, comme une irritabilité, des troubles du caractère, une humeur dépressive, une somnolence, des troubles de la concentration et du sommeil, de l’appétit ou du transit intestinal. Ces médicaments existent sous plusieurs formes, qui peuvent être éventuellement associées : timbres, gommes à mâcher, pastilles à sucer, comprimés à laisser fondre sous la langue (sublinguaux), inhaleurs. Il existe également d’autres types de médicaments, administrés par voie orale, qui nécessitent une prescription médicale : un médicament mimant les effets de la nicotine sur le cerveau, par exemple.
L’objectif doit être un arrêt total, mais si ce n’est pas possible dans l’immédiat, optez pour une diminution progressive en vous aidant des substituts nicotiniques, sans perdre de vue néanmoins le but ultime du retour à une vie sans tabac.