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Le diabète insulino-dépendant (DID), encore appelé diabète de type 1, est provoqué par la destruction progressive et irréversible des cellules situées dans le pancréas qui synthétisent l’insuline, la principale hormone régulatrice de la glycémie.
Celle-ci a pour effet de faire baisser rapidement la concentration du glucose dans le sang en facilitant son passage dans de nombreuses cellules de l’organisme, afin qu’elles puissent l’utiliser pour leur fonctionnement physiologique. Ce type de diabète survient habituellement entre 5 et 40 ans, et, dans 1 cas sur 2 avant l’âge de 20 ans, ce qui lui a parfois donné le nom de diabète juvénile. Il représente 10 à 15% de tous les cas de diabète.
Les premiers signes sont représentés par un amaigrissement contrastant parfois avec une consommation alimentaire paradoxalement augmentée, une soif intense et un volume d’urine très élevé (3 à 4 litres par jour). Le diagnostic de diabète est certain lorsque la glycémie à jeun dépasse 1,26 g/l, déterminée à 2 reprises. Si vous avez un doute, faites-vous faire sans attendre une mesure de votre glycémie. Une trop forte concentration de glucose dans le sang est toxique pour de nombreuses cellules et notamment pour celles constituant la rétine, les reins, les nerfs et les vaisseaux. Un diabète “mal équilibré” entraîne de ce fait, au bout d’un certain nombre d’années, l’apparition de complications nombreuses comme une diminution de la vision, une angine de poitrine, une artérite des membres inférieurs, une polynévrite, une insuffisance rénale…
Le but du traitement est d’obtenir des glycémies aussi proches de la normale que possible, tout en conservant au diabétique un confort de vie le meilleur possible. La base du traitement du diabète insulinodépendant est représenté par l’injection d’insuline selon un schéma adapté à chaque patient par son médecin. Un “régime”, en fait il faudrait mieux parler de "mesures diététiques”, est également indispensable. Les techniques actuelles permettent au patient de bénéficier d’une large autonomie notamment grâce au développement de “l’auto-surveillance glycémique”, c’est à dire la mesure rapide de la glycémie réalisée par le diabétique lui-même. C’est une condition essentielle au contrôle de la maladie.
Les complications à long terme se développant de manière longtemps silencieuse, mais irréversible, il est de la plus grande importance que chaque diabétique se soumette à une surveillance attentive :
| Tous les ans | électrocardiogramme, fond d'oeil et examen neurologique (pour rechercher d'éventuels troubles de la sensibilité), surveillance du fonctionnement rénal et du "profil lipidique" sanguin. |
| Tous les 3 ou 6 mois | dosage de l'hémoglobine glyquée, reflet de l'équilibre glycémique sur les 2 mois précédents et donc de l'efficacité du traitement ; elle doit être inférieure à 7%. |
| Très régulièrement | surveillance de la tension artérielle et du poids. |
| En permanence | la peau du diabétique doit également faire l'objet d'un soin tout particulier et notamment celle des pieds. |