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La température du corps est régulée de manière très efficace et précise, à l’état normal, par un "thermostat" situé dans le cerveau.
Celui-ci maintient la température à une certaine valeur en assurant un équilibre entre production et déperdition de chaleur, autrement dit, en activant préférentiellement, selon le cas, soit les mécanismes produisant de la chaleur (thermogénèse : frissons, stimulation du métabolisme...), soit ceux augmentant la diffusion de celle-ci (thermolyse : accélération de la respiration, dilatation des vaisseaux sanguins...). Si une température de 37° C est souvent considérée comme «normale», la réalité apparaît plus complexe. En effet, d’une part, il existe des variations assez sensibles en ce qui concerne le caractère de normalité (les températures considérées comme normales pourraient varier selon les individus entre 35,6 et 38,2° C, avec une moyenne de l’ordre de 36,8° C) et, d’autre part, la température de notre corps varie au cours de la journée, la température étant physiologiquement minimale le matin et maximale vers 18h00, avec une différence d’environ 0,5° C entre ces deux "extrêmes". En outre, l’activité musculaire et la digestion peuvent augmenter d’environ 1° C la température ; et cette dernière augmente également de 0,5 à 1° C au cours de la seconde partie du cycle menstruel.
Par convention, on définit habituellement la fièvre par une température égale ou supérieure à 38° C. Mais, en pratique, tout dépassement de la température normale de chacun peut être considérée comme une fièvre authentique, même si elle est inférieure à ce seuil fixé de manière arbitraire. Une fièvre à 37,5 - 38°C est dénommée «fébricule», elle est modérée entre 38 et 39° C et élevée au-dessus de 39°C. Il faut faire la différence entre une fièvre aiguë et une fièvre prolongée, durant plus de 3 semaines. La fièvre est d'autant plus dangereuse par elle-même qu'elle est plus élevée. Elle peut s'accompagner de frissons, de sueurs, de maux de tête, d'une altération de l'état général, d'une asthénie, d'un amaigrissement. Les caractéristiques de la fièvre sont importantes : début brutal - en quelques minutes ou quelques heures (infections souvent virales), progressif (infection profonde, maladies inflammatoires), insidieux (tuberculose, cancer) ; ainsi que son évolution dans le temps (intérêt de faire une courbe de températures).
La fièvre correspond généralement à une réaction de défense de l’organisme, car elle facilite l’action du système immunitaire, notamment contre les virus et les bactéries. Mais une fièvre modérée ou élevée peut aussi accompagner de nombreuses autres pathologies : coup de chaleur (activité physique intense, température ambiante élevée), déshydratation, hémorragie cérébrale, effet indésirable (rare) de certains médicaments, intoxications... La fièvre peut être particulièrement grave chez quatre catégories de personnes :
On utilise des antipyrétiques chez l'enfant très jeune, et, d'une manière générale, à tout âge lorsque la fièvre est mal tolérée. Les produits en vente libre sont représentés par le paracétamol (utilisable à n'importe quel âge), l'aspirine et l'ibuprofène (à partir de 6 mois). L'aspirine ne doit pas être utilisée chez l'enfant lors d'une infection probablement d'origine virale (par exemple la grippe) ni l'ibuprofène en cas de varicelle. Demandez conseil à votre pharmacien.
Mesurez la température corporelle :
Consultez rapidement un médecin :
Ne négligez pas une fièvre modérée durant plus de 3 semaines, car elle est le témoin d’une situation anormale dont il convient d’identifier l'origine sans retard.
Ne pas couvrir le malade et le faire boire régulièrement.
Utilisez un seul médicament contre la fièvre en l’administrant régulièrement tout au long de la journée, en respectant un intervalle précis, sans attendre la remontée de température.