
En ce début d’année, propice aux bonnes résolutions, pourquoi ne pas décider de dire définitivement non à ce tabac (qui au sens propre du terme empoisonne la vie) ? En vous appuyant sur les conseils de votre pharmacien.
Il n’est pas facile d’arrêter de fumer du
jour au lendemain pour la majorité des personnes, en raison de la dépendance
tabagique provoquée par l’inhalation répétée avec la fumée de nicotine, qui
arrive au cerveau en seulement quelques secondes, et de la difficulté de
changer des habitudes de comportement très ancrées dans la vie quotidienne.
Et aussi parce que chaque fumeur est unique,
par sa personnalité, son mode de vie, son histoire, son environnement social,
sa tendance à être plus ou moins anxieux ou dépressif…
Comme bien souvent, c’est « le premier
pas qui coûte ». Bien souvent, la décision de l’arrêt et une motivation initiale
suffisamment forte permettent de « tenir » fermement ses résolutions
les premiers jours, qui sont les plus cruciaux.
Mais cela n’est pas suffisant, car arrêter
de fumer (sevrage tabagique) est souvent un chemin semé d’embûches !
Trois soutiens sont essentiels :
Savez-vous que l’Assurance maladie rembourse 50 euros par an pour les substituts nicotiniques ? Une aide appréciable !
Les premiers jours et semaines sont souvent
déterminants et les aides au sevrage jouent un rôle essentiel pour
« résister à la tentation » : sans médicaments, le taux de
rechute est d’environ 95% au 6ème mois.
Plusieurs tentatives peuvent être
nécessaires avant de parvenir à un arrêt total
définitif.
Un impératif : faire preuve de patience et de ténacité, car les aides au sevrage tabagique doivent être souvent utilisés de manière continue durant une période plus ou moins longue, allant d’au moins 6 semaines à plusieurs mois.
- 20 minutes : retour à la normale de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque
- 48 heures : amélioration du goût et de l’odorat
- 3 jours : amélioration de la respiration
- 2 semaines à 3 mois : diminution de la toux et de la fatigue
- 1 an : division par 2 du risque d’infarctus du myocarde et disparition du sur-risque de faire un accident vasculaire cérébral
- 5 ans : division par 2 du risque de cancer du poumon
- ...
- le tabagisme expose aussi à un risque majoré d’artérite oblitérante des membres inférieurs, d’angine de poitrine et d’accidents vasculaires cérébraux.
- Pour les autres (conjoint, enfants…), car les multiples méfaits du tabagisme passif sont maintenant bien connus : le tabagisme passif augmente de 50 % le risque de crise cardiaque et double celui d’être victime d’un accident vasculaire cérébral.
Très simplement grâce à un questionnaire, appelé test de Fagerström, réalisable en 1 minute.Plus le score est élevé et plus la dépendance est intense, ce qui a bien entendu une influence sur le choix des armes antitabac et la stratégie de sevrage.
Votre pharmacien peut vous proposer, lors d’un rendez-vous pharmaceutique, réalisé en toute confidentialité :
Il vous expliquera comment adapter les doses, résister à une soudaine envie de fumer, changer de produit en fonction du stade du sevrage et vous prodiguera les conseils diététiques qui vous aideront à éviter de prendre du poids au cours du sevrage.
Pour en savoir plus:
Quelques exemples de décès liés chaque année en France au tabagisme
*Bronchopneumathie chronique obstructive