Pour 2010 : dîtes "stop au tabac " !

En ce début d’année, propice aux bonnes résolutions, pourquoi ne pas décider de dire définitivement non à ce tabac (qui au sens propre du terme empoisonne la vie) ? En vous appuyant sur les conseils de votre pharmacien.

 

Pourquoi est-t-il difficile de renoncer au tabac ?

Il n’est pas facile d’arrêter de fumer du jour au lendemain pour la majorité des personnes, en raison de la dépendance tabagique provoquée par l’inhalation répétée avec la fumée de nicotine, qui arrive au cerveau en seulement quelques secondes, et de la difficulté de changer des habitudes de comportement très ancrées dans la vie quotidienne.
Et aussi parce que chaque fumeur est unique, par sa personnalité, son mode de vie, son histoire, son environnement social, sa tendance à être plus ou moins anxieux ou dépressif…

Comment s’arrêter ?

Comme bien souvent, c’est « le premier pas qui coûte ». Bien souvent, la décision de l’arrêt et une motivation initiale suffisamment forte permettent de « tenir » fermement ses résolutions les premiers jours, qui sont les plus cruciaux.
Mais cela n’est pas suffisant, car arrêter de fumer (sevrage tabagique) est souvent un chemin semé d’embûches !

Trois soutiens sont essentiels :

  • Des professionnels de santé : médecins et pharmaciens sont formés au sevrage tabagique. Ils jouent un rôle clé pour : faire un bilan de chaque cas, prescrire ou conseiller la stratégie la mieux adaptée et assurer le suivi.
  • Des substituts nicotiniques : si la motivation n’existe pas encore en comprimés, il existe en revanche aujourd’hui de nombreuses aides pour soutenir efficacement les efforts du candidat au sevrage : des substituts nicotiniques (timbres, gommes à mâcher, comprimés à sucer, inhaleur) ou des médicaments sur prescription médicale à prendre par voie orale (varénicline, bupropion).

Savez-vous que l’Assurance maladie rembourse 50 euros par an pour les substituts nicotiniques ? Une aide appréciable !

  • Des thérapeutiques de soutien psychologique : appelées également techniques comportementales, ont aussi fait leur preuve et peuvent être très utilement associées aux médicaments, dont elles renforcent l’efficacité.
    Elles se pratiquent en individuel ou en groupe avec un professionnel de santé ayant suivi une formation particulière.

 

Quelle est l’efficacité des aides au sevrage tabagique ?

Les premiers jours et semaines sont souvent déterminants et les aides au sevrage jouent un rôle essentiel pour « résister à la tentation » : sans médicaments, le taux de rechute est d’environ 95% au 6ème mois.
Plusieurs tentatives peuvent être nécessaires avant de parvenir à un arrêt total définitif.

Un impératif : faire preuve de patience et de ténacité, car les aides au sevrage tabagique doivent être souvent utilisés de manière continue durant une période plus ou moins longue, allant d’au moins 6 semaines à plusieurs mois.

 

Pourquoi s’arrêter de fumer ?

  • Parce qu’il existe toujours un bénéfice à s’arrêter de fumer, même après de nombreuses années de tabagisme :

- 20 minutes : retour à la normale de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque

- 48 heures : amélioration du goût et de l’odorat

- 3 jours : amélioration de la respiration

- 2 semaines à 3 mois : diminution de la toux et de la fatigue

- 1 an : division par 2 du risque d’infarctus du myocarde et disparition du sur-risque de faire un accident vasculaire cérébral

- 5 ans : division par 2 du risque de cancer du poumon

- ...

  • Parce que le tabagisme est la première cause évitable de décès !Parce que le tabac provoque non seulement des cancers mais est aussi un redoutable poison pour le cœur :
  • Près des trois quarts des infarctus du myocarde survenant avant 40 ans sont imputés au tabagisme :

- le tabagisme expose aussi à un risque majoré d’artérite oblitérante des membres inférieurs, d’angine de poitrine et d’accidents vasculaires cérébraux.

- Pour les autres (conjoint, enfants…), car les multiples méfaits du tabagisme passif sont maintenant bien connus : le tabagisme passif augmente de 50 % le risque de crise cardiaque et double celui d’être victime d’un accident vasculaire cérébral.

 

Comment mesurer son degré de dépendance au tabac ?

Très simplement grâce à un questionnaire, appelé test de Fagerström, réalisable en 1 minute.Plus le score est élevé et plus la dépendance est intense, ce qui a bien entendu une influence sur le choix des armes antitabac et la stratégie de sevrage.

 

Les pharmaciens Viadys ou Pharma Référence vous accompagnent à tous les stades de votre sevrage.

Votre pharmacien peut vous proposer, lors d’un rendez-vous pharmaceutique, réalisé en toute confidentialité :

  • de faire un bilan approfondi de votre situation personnelle vis-à-vis du tabac,
  • d’évaluer l’intensité de votre dépendance par le test de Fagerström,
  • de mesurer votre souffle par un spiromètre électronique, ce qui lui permettra de dépister une éventuelle BPCO*, qui impose de consulter sans délai un médecin,
  • de vous conseiller le traitement le mieux adapté à votre cas.

Il vous expliquera comment adapter les doses, résister à une soudaine envie de fumer, changer de produit en fonction du stade du sevrage et vous prodiguera les conseils diététiques qui vous aideront à éviter de prendre du poids au cours du sevrage.

 

Pour en savoir plus:

 

Les conseils de votre pharmacien

Quelques exemples de décès liés chaque année en France au tabagisme

  • 20 000 par cancers bronchiques : 90% surviennent chez des fumeurs (en plus, le risque de cancer bronchique est doublé chez les conjoints de gros fumeurs) et le fait d’inhaler la fumée multiplie le risque par facteur variant de 2 à 10
  • 20 000 par maladies cardiovasculaires : le tabac est l’un des plus importants facteurs de risque cardiaque           
  • 15 000 par insuffisance respiratoire : plus de la moitié des BPCO** est due au tabac
  • 1 500 par cancers de la vessie : un tiers de tous ces cancers est attribué au tabac
  • 1 fumeur régulier sur 2 ayant commencé à fumer à l’adolescence mourra d’une pathologie liée au tabagisme ; la moitié d’entre eux avant 70 ans.
  • Une personne fumant toute son existence perd au moins 10 ans de vie.

 

 

*Bronchopneumathie chronique obstructive