
En France, 3 millions de personnes souffrent du diabète dont 90% du diabète de type 2. S’il résulte de facteurs génétiques, l’incidence des facteurs environnementaux et comportementaux sur les diabètes de type 2 est lui aussi considérable.
Indolore, insidieux, le diabète n’est pas toujours diagnostiqué et souvent insuffisamment pris au sérieux par les patients. 500 000 personnes en France en souffrent sans le savoir. Heureusement, est possible de prévenir ce type de diabète et d’éviter ses complications.
Le diabète est une maladie chronique qui apparaît lorsque le pancréas ne produit pas suffisamment d’insuline, une hormone qui régule la concentration de sucre dans le sang, ou que l’organisme ne l’utilise pas correctement.
Ce dysfonctionnement provoque une hyperglycémie : une concentration élevée de sucre dans le sang qui peut endommager, si elle n’est pas contrôlée, de nombreux systèmes organiques et plus particulièrement les nerfs et les vaisseaux sanguins.
Précédemment connu sous le nom de diabète insulino-dépendant ou juvénile, le diabète de type 1 est caractérisé par une production insuffisante d’insuline et exige une administration quotidienne de cette hormone.
La cause de diabète de type 1 n'étant pas connue, il n'est pas évitable.
Autrefois appelé diabète non insulino-dépendant ou diabète de la maturité, le diabète de Type 2 est dû à une mauvaise utilisation de l’insuline par l’organisme. Il représente 90% des diabètes et est en grande partie le résultat d’une surcharge pondérale et de la sédentarité.
Le diabète gestationnel est une hyperglycémie apparue ou décelée pour la première fois pendant la grossesse.
3 à 6 % des grossesses sont concernées. Les conséquences peuvent être maternelles, fœtales, néonatales, obstétricales. Le suivi de ces grossesses à risques doit donc être assuré par une équipe de soignants spécialisés.
Savez-vous que vous pouvez surveiller votre diabète grâce aux instruments de mesure de glycémie mis à disposition dans votre officine ? À tout moment, vous pouvez demander conseil à votre pharmacien et faire un point précis avec lui sur cette pathologie.
Si la cause du diabète de type 1 n'est pas connue, on sait cependant que le rôle de l'auto-immunité dans sa survenue est certain.
On retrouve souvent, chez ce type de diabétiques, des anticorps anti-ilôts de Langerhans qui attaquent les cellules du pancréas fabriquant l'insuline.
D'ailleurs, le diabète de type 1 est souvent associé à d'autres maladies auto-immunes (thyroïdite de Hashimoto, maladie de Basedow, myxoedème idiopathique, maladie d'Addison, maladie de Biermer, vitiligo, maladie coeliaque, etc.).
Cette réaction auto-immune est déclenchée par des facteurs environnementaux encore mal connus comme les toxiques, les virus, etc.
En outre, il existe une prédisposition génétique au diabète de type 1 liée à certains gènes du système HLA situés sur le bras court du chromosome 6.
Le diabète de type 2 concerne également les sujets prédisposés génétiquement mais le surpoids, l’obésité, et le manque d’activité physique, sont les facteurs déclenchant de la maladie.
Les symptômes du diabète de type 1 sont les suivants : excrétion excessive d’urine, sensation de soif, faim constante, perte de poids, altération de la vision et fatigue. Ces symptômes peuvent apparaître brutalement.
Sournois et indolore, le développement du diabète de type 2 peut passer longtemps inaperçu : on estime qu’il s’écoule en moyenne 5 à 10 ans entre l’apparition des premières hyperglycémies et le diagnostic. Une fois déclaré, ces symptômes sont les mêmes que ceux du diabète de type 1.
Quant aux symptômes du diabète gestationnel, ils sont les mêmes que ceux du diabète de type 2. Il est très souvent diagnostiqué au cours du dépistage prénatal et non pas suite à des symptômes.
Avec le temps, l’hyperglycémie affaiblit les parois des petits vaisseaux sanguins qui approvisionnent tous les tissus en oxygène et en éléments nutritifs.
Pratiquement toutes les parties du corps peuvent être affectées par un diabète mal contrôlé : le cœur, les vaisseaux sanguins, les reins, les yeux, le système nerveux, etc.
En outre, l’hyperglycémie chronique, éventuellement associée au cholestérol, à l’hypertension artérielle ou au tabac, "encrasse" progressivement les grosses artères de l’organisme. Elle peut provoquer un infarctus, de l’artérite au niveau des jambes ou bien une hémiplégie si des artères du cerveau sont obstruées.
Cependant, ces complications ne sont pas une fatalité. Elles interviennent quand la teneur en sucre du sang est restée trop élevée, trop longtemps. Un traitement ajusté, accompagné d’un régime alimentaire sain, de la pratique régulière d’une activité physique, du maintien d’un poids normal et de l’arrêt du tabac, permettent de les éviter.
d’olive ou d’arachide pour cuisiner.
Ils apportent des fibres, des vitamines et des minéraux qui aident au maintien du poids et diminuent la sensation de faim.
Enfin, limiter les sucreries (sucre, miel, confiseries, pâtisseries…) qui apportent seulement de l’énergie et sont dépourvus d’intérêt nutritionnel.
L'autosurveillance glycémique est le principe fondamental du traitement du diabète.
Elle permet aux diabétiques de type 1 d’ajuster leur traitement par insuline.
Elle est également recommandée aux diabétiques de type 2 pour lesquels l'insuline est envisagée à court ou moyen terme.
Le sang prélevé grâce à un autopiqueur, est déposé sur une bandelette réactive déclenchant une réaction chimique proportionnelle à la quantité de sucre dans le sang.
Le lecteur affiche alors une valeur qui permet d’ajuster le traitement par insuline.
Il y a deux types de lecteurs :
Les derniers lecteurs nécessitent des volumes de sang de plus en plus faibles, ce qui permet des piqûres tout en douceur.
Pour
choisir le modèle qui vous convient vérifiez :
Pour choisir celui qui vous convient, n'hésitez pas à consultez votre pharmacien. Il vous guidera et vous expliquera en détail le fonctionnement de l’appareil que vous aurez choisi.
Vérifiez régulièrement que votre lecteur est bien réglé et que les résultats qu'il indique sont fiables en utilisant les solutions de contrôle fournies par les laboratoires.
Ne désinfectez pas le bout de votre doigt, ne touchez pas la bandelette sur sa partie réactive, cela pourrait également fausser le résultat.
Vérifiez également que vos bandelettes ne sont pas périmées. Elles ne doivent pas être humides mais être conservées à une température tempérée et constante. Si vous devez les transporter, conservez-les dans leurs emballages d'origine et placez-les dans des pochettes isothermes.
Vérifiez régulièrement les piles ou batteries ainsi que la propreté de votre appareil.
Le traitement du diabète repose donc sur un contrôle de la glycémie, de la pression sanguine et du taux de cholestérol, une bonne hygiène de vie et, éventuellement, par l’injection d’insuline et la prise d’anti-diabétiques par voie orale.
Dans le cas d’un diabète de type 2, certains produits naturels sont utiles, mais ne peuvent l’être que dans le cadre d’une alimentation équilibrée accompagnée d’une activité physique régulière.
- Les antioxydants, comme les proanthocyanidines (extraits de pépin de raisin ou d’écorce de pin, etc.), sont très utiles pour diminuer les complications.
Seule restriction, les minéraux, en particulier le magnésium, peuvent être nuisibles chez le diabétique sous dialyse. Si vous êtes sous dialyse, votre médecin traitant pourra vous recommander des multivitamines avec minéraux spécialement formulées pour vos besoins.
Deux vitamines sont particulièrement importantes chez le diabétique : la vitamine B1, ou thiamine, et la vitamine B12, ou cobalamine.
Pour connaître la liste des compléments alimentaires disponibles dans nos officines, rendez-vous sur :http://www.pharmareference.fr/produits/inovya-bio.html-0
Cependant, si vous êtes diabétique n’improvisez pas ! Consultez votre médecin avant de choisir un complément alimentaire.
L’alimentation est la clé de voûte de la prévention du diabète et de ses complications.
N ‘hésitez pas à consulter nos diététiciennes : elles élaboreront avec vous un plan alimentaire parfaitement adapté à votre mode de vie comme à vos envies.